L'électrification modifie les produits et les matériaux qui sont évalués aujourd'hui. L'investissement dans les énergies renouvelables est aujourd'hui 1,7 fois supérieur à celui dans les combustibles fossiles, et l'utilisation de l'investissement environnemental, social et de gouvernance (ESG) devrait atteindre 33,9 billions de dollars d'ici à 2026. L'argent afflue vers les projets d'énergie propre et vers les entreprises qui font preuve de transparence sur leurs émissions. Le monde entier surveillant attentivement les émissions de type 1, 2 et 3 des entreprises, il n'est pas rentable d'être à la traîne dans le domaine du développement durable. Trouver des moyens de réduire les émissions associées aux produits que d'autres entreprises utiliseront est un moyen de tirer parti de ces tendances. Pour les fabricants de circuits imprimés et d'électronique, cela signifie réduire la consommation d'énergie.
Nous avons récemment réalisé une étude en partenariat avec Heller Industries, afin d'évaluer l'évolution de la consommation d'énergie entre les soudures à basse température et les soudures traditionnelles à haute température. La différence de consommation, et donc d'émissions, était flagrante. Les soudures à haute température refondues à 240°C nécessitent une consommation d'énergie moyenne de 11,9 et 9,9 kW sous des charges thermiques lourdes et légères, respectivement. Si la refusion a lieu à 205°C, la demande de refusion tombe à 10,6 et 8,8 kW, soit une diminution de 11,3 % et 11,0 %, respectivement. Cela permet de réduire les émissions de plus de 300 kg de CO2 par mois avec des charges thermiques légères et d'économiser plus de 100 dollars. Il s'agit d'économies importantes qui améliorent la viabilité fiscale et l'empreinte environnementale.

Charge thermique et consommation d'énergie
Pourquoi est-ce important dans un monde ESG ? Pour les fabricants d'électronique, elle peut réduire leurs émissions de portée 1 et 2, c'est-à-dire celles associées aux activités ou aux actifs de l'entreprise (portée 1) et celles résultant de l'électricité que vous achetez (portée 2). Ce que l'on sait moins, en revanche, c'est qu'elle peut réduire les émissions de portée 3 d'un acheteur de produits, qui comprennent celles résultant de la production de biens achetés à d'autres entreprises. C'est une grande victoire pour les fabricants d'électronique qui utilisent des soudures à basse température. La déclaration des émissions de type 3 pourrait être rendue obligatoire par le gouvernement fédéral dès cette année, et les entreprises commencent à élaborer des stratégies en ce sens. La demande de produits susceptibles d'améliorer l'impact sur l'environnement va donc augmenter. La création d'une chaîne d'approvisionnement et de produits qui contribuent à réduire ces émissions permet à votre entreprise de fonctionner plus efficacement dans un monde où les émissions de gaz à effet de serre sont élevées et où l'on se préoccupe du climat. La récolte ira à ceux qui se préparent le mieux, et le passage à une soudure à basse température peut être un moyen d'y parvenir.


